S’intéresser à l’histoire d’une abbaye, c’est s’intéresser à l’Histoire de l’Homme, à l’Histoire des hommes, appelés "moines" qui ont été et qui restent aujourd’hui en quête d’Absolu. Il s’agit d’hommes qui d’une certaine façon se sont retirés du monde… mais qui ont malgré tout dû vivre les événements du monde. En effet, en parcourant l’histoire d’une abbaye – ici en l’occurrence, Cîteaux, depuis sa fondation en 1098 – c’est toute l’histoire de France – et même de l’Europe – qui est traversée, avec ses heures fastes et néfastes, ses moments d’espoir et de désespoir. L’histoire de Cîteaux, certes mouvementée, est aussi un beau signe d’espérance pour aujourd’hui.
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Parutions 2026
S’appuyant sur une documentation exceptionnelle – correspondance, carnets spirituels, témoignages des procès de béatification et nombreuses archives –, cette biographie est la plus complète jamais consacrée au bienheureux Joseph Cassant (moine de l'abbaye ocso de Sainte-Marie du Désert). Elle révèle la force insoupçonnée d’un itinéraire spirituel hors du commun.
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Parutions 2026
Du 17 au 20 novembre 2026, un colloque intitulé "Gouvernement de soi, gouvernement des autres. Le traité de Bernard de Clairvaux Sur la Considération" se tiendra à l’Athénée pontifical Saint-Anselme à Rome. Ce colloque approfondira le "De consideratione" de saint Bernard, adressé au pape Eugène III, et sa réflexion sur l’autorité, la connaissance de soi, le service et le gouvernement dans l’Église. Les conférences seront également retransmises en ligne. Le lien de connexion sera communiqué ultérieurement par Saint-Anselme.
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Actualités cisterciennes
Christophe VUILLAUME, osb (Collectanea Cisterciensia N°78-2016). "La vigne mystique", ou "Traité de la Passion du Seigneur" : tel est le titre de l’œuvre insérée dans la désormais désuète, mais encore fort utile, édition Vivès de 1867 des "Œuvres complètes de Saint Bernard". Elle figure, il est vrai au tome 6, réservé aux œuvres apocryphes du saint Abbé. Le style, les méthodes d’interprétation et le type de dévotion à l’humanité de Jésus situent, il est vrai, le texte dans une période proche de celle de Bernard. Par ailleurs, ce « traité » semble avoir été pour une large part composé pour des moniales, « vierges du Christ », puisque de longues pages leur sont explicitement consacrées. En réalité, Vivès a suivi ici l’édition de Mabillon, dont il reproduit la préface et les attributions à tel auteur probable, quand elles ont pu être déterminées. Mais, pour "La Vigne mystique", le célèbre mauriste n’indique rien, laissant anonyme ce traité d’une centaine de colonnes. Plus tardivement, sa paternité sera attribuée soit à Richard de Saint-Victor, soit plus vraisemblablement à saint Bonaventure, mais avec des interpolations. Quoi qu’il en soit, son authenticité bernardine a été écartée par les éditeurs des "Sancti Bernardi Opera", puisque le texte n’y figure plus au rang des traités. Enfin, l’édition récente des "Sources Chrétiennes" l’a également écarté. Néanmoins, le texte est là. Et puisqu’il a le mérite d’avoir été sauvé de l’oubli sous le nom de l’illustre Abbé de Clairvaux, recevons-le ; il est des plus intéressants par son contenu comme par sa méthode.
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Loin du discours noir souvent avancé, cet ouvrage - issu d'un colloque organisé en octobre 2024 à Clairvaux - propose une lecture nuancée de la commende et de ses effets spirituels, économiques et politiques, parfois favorables au rayonnement et au renouveau des communautés.
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Karl GERVIN (Collectanea Cisterciensia N°79-2017). Quand le jeune Luther décida d’entrer au monastère en 1505, il choisit le strict monastère augustinien d’Erfurt: il y a rencontré le catholicisme de son temps sous son meilleur aspect. Luther voulait entrer de tout son cœur dans la vie monastique, mais il expérimenta aussi combien il était loin de pouvoir réaliser son idéal, et ce fut la cause d’une grande affliction car il craignait Dieu.
C’est alors qu’un vieux moine lui vint en aide et le réconforta en lui révélant que le pardon des péchés était accordé par la foi seulement...
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Après soixante années passées au sein d’une communauté cistercienne, Michael Casey associe ses simples observations sur les joies et les défis de la vie communautaire à une compréhension profonde des significations plus intérieures de la vie monastique, tenant compte des évolutions théoriques et pratiques survenues au cours de sa vie...
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Cyrille DEVILLERS, osb (Collectanea Cisterciensia N°76-2014). À qui douterait de "la conscience ecclésiale" de sainte Gertrude, il faudrait faire lire le passage du Héraut de l’Amour de Dieu où Gertrude s’approche du Seigneur, un mercredi des Cendres, "tenant
la place de l’Église (in persona Ecclesiæ) et s’offrant pour ainsi dire avec elle et à sa place (quasi cum ea et pro ea)", de sorte qu’admise par lui avec une "bienveillante tendresse", elle apprenne d’expérience "quel trop grand amour le Christ époux porte véritablement à son épouse l’Église dont elle (Gertrude) s’efforçait de tenir la place".
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