« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13).
L’histoire de ces moines nous convoque à cette radicalité de l’amour. Rien de spectaculaire. Rien d’exalté. Mais la plus haute vérité qu’il soit donné de désirer et d’incarner.
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Parutions 2026
Raffaele FASSETTA, ocso (Collectanea Cisterciensia N°78-2016). Saint Benoît, à la fin du prologue de sa Règle, affirme que son propos est de « fonder une école du service du Seigneur ». L’attachement des cisterciens du XIIe siècle à la règle de saint Benoît
est bien connu ; cependant, sur ce point, comme sur d’autres d’ailleurs, ils ne se privent pas de la réinterpréter, de compléter et de développer ce qu’elle se limitait à suggérer ou à esquisser. Ainsi, pour eux, le monastère n’est pas seulement une école où l’on sert le
Seigneur, mais « une école d’amour », où l’on apprend « l’art des arts », qui est l’art d’aimer. On entre au monastère pour apprendre à aimer : aimer Dieu, ou plutôt accueillir son amour, car Dieu nous a aimés le premier (1 Jn 4,19), et notre amour ne peut être qu’une réponse ; et aimer le prochain. Les deux amours sont indissociables
en régime chrétien : ils ne sont guère possibles l’un sans l’autre. Cela vaut à plus forte raison pour les cisterciens, qui ne sont pas des ermites, mais des cénobites : leur vie commune soutient et stimule leur recherche de Dieu, et la préserve de dangereuses illusions.
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Joël REGNARD, ocso (Collectanea Cisterciensia N°77-2015). 1. Une vie monastique solidaire. Ce qui marque les débuts cisterciens, depuis Molesme, c’est l’expérience d’un "nous" qui revient souvent dans les textes – "les frères et l’abbé décidèrent" –, ce "nous" qui s’accompagne d’un souci d’unanimité dans la Charte de charité. On retrouve ce "nous" dans la tradition de Clairvaux, dans l’Exorde de Cîteaux par exemple, avec le "propositum (projet)" commun. Bernard va élargir ce "nous" à l’Église dans toute sa diversité, mais aussi à la société et au monde, car, du temps de Bernard, encore plus qu’aujourd’hui, il est impossible de dissocier l’Église de la société et du monde.
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Mauro-Giuseppe LEPORI, o.cist. (Collectanea Cisterciensia N°80-2018). Une crise globale. Mes visites aux monastères dans les différentes cultures du monde me font découvrir que nous vivons, en ce qui concerne certains problèmes fondamentaux comme celui de l’autorité, dans une culture globalisée et que nous sommes en présence des mêmes
défis. Bien sûr, la crise de l’autorité ne provoque pas les mêmes réactions chez un Américain, un Asiatique, un Africain ou un Européen, mais il est évident que toutes ces cultures, qui sont complexes aussi à l’intérieur d’elles-mêmes, sont confrontées à une
crise profonde de l’autorité, et donc de l’obéissance. Et la caractéristique commune est que, dans cette crise, tout le monde est désorienté, que personne ne sait comment en sortir, ne sait par où commencer une réforme, un renouveau, une reconstruction de ce qui
semble détruit. S’agit-il de retrouver ce qui est perdu ou de découvrir ce qu’on n’a pas encore?
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