Cyrille DEVILLERS, osb (Collectanea Cisterciensia N°76-2014). À qui douterait de "la conscience ecclésiale" de sainte Gertrude, il faudrait faire lire le passage du Héraut de l’Amour de Dieu où Gertrude s’approche du Seigneur, un mercredi des Cendres, "tenant
la place de l’Église (in persona Ecclesiæ) et s’offrant pour ainsi dire avec elle et à sa place (quasi cum ea et pro ea)", de sorte qu’admise par lui avec une "bienveillante tendresse", elle apprenne d’expérience "quel trop grand amour le Christ époux porte véritablement à son épouse l’Église dont elle (Gertrude) s’efforçait de tenir la place".
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Michelle BREUILLÉ (Collectanea Cisterciensia N°76-2014). Vous parler du bienheureux Marie-Joseph Cassant est toujours l’occasion pour moi de rendre grâce. Le Seigneur a mis sur ma route Marie-Joseph Cassant et ça a changé profondément ma vie. Le bienheureux Marie-Joseph Cassant nous invite à nous laisser saisir par l’amour du Christ dans l’abandon et la confiance. Chez Marie-Joseph Cassant tout est dans « l’être », il avait peu de facilité : ce qu’il faisait était toujours difficile à réaliser et le confrontait à des
limites intellectuelles ou physiques mais toute sa vie a été donnée à Jésus. C’est dans cette sainteté humble et discrète qu’est le fondement de la spiritualité du Père Cassant.
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Toute première œuvre de Bernard, écrite aux alentours de 1120, ce traité développe un commentaire du chapitre 7 de la Règle de saint Benoît, consacré aux degrés de l’humilité.
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Guerric AERDEN, ocso (Collectanea Cisterciensia N°76-2014). Le charmant petit ouvrage "Quand Jésus eut douze ans" d’Aelred de Rievaulx, abbé cistercien du XIIe siècle, contient une réflexion sur le temps. Selon les trois dimensions du temps – passé, présent et avenir –, l’auteur indique chaque fois le moment favorable de la « Présence » dans le récit de la célébration de l’accueil de Jésus dans la communauté juive (Lc 2, 41-52).
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« Peut-être n’existe-t-il qu’une peinture cistercienne : celle de Pierre Soulages. »
Par ces mots étonnants, Georges Duby propose une lecture inattendue de l’art pictural de Pierre Soulages (1919-2022), dont il exemplifie la rigueur ascétique et la recherche d'un dénudement monastique quasi-cistercien. Rédigé entre 1970 et 1972, ce court texte, initialement prévu pour un ouvrage collectif qui ne fut jamais publié, jette un regard chargé d'une grande profondeur historique qui éclaire l'incroyable démarche artistique de celui qui fut sans doute le plus grand peintre abstrait français.
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